Manolosanctis fonctionne selon un système que je trouve défendable, dans la commercialisation balbutiante de la BD numérique. Ils ont de surcroît l'avantage d'offrir d'office un bon pourcentage aux auteurs sur la vente des albums imprimés.
De plus ils ont une ligne éditoriale audacieuse, ce qui ne gâche rien.
Le seul accroc dans ce tableau tient pour moi à ces quelques lignes dans les conditions d'utilisation :
MANOLOSANTIS ®© conserve également le droit de permettre l’accès au Site contre rémunération (comme une application IPHONE payante ou tout autre application non encore dans le domaine de la technologie à la signature des CGU), incluant la représentation de l’ŒUVRE, mais indépendante de celle-ci et ne donnant lieu à aucun rémunération à l’AUTEUR. Pour moi cela veut dire que l'entreprise peut gagner des sous grâce aux œuvres mais sans que les auteurs touchent l'ombre d'un euro sur cette source de revenu. C'est le genre de truc qui me hérisse.
Vous allez me dire :
- la BD numérique ne brasse pas des masses d'argent, alors c'est pas grave ;
- les responsables de Manolosanctis sont trop super cools, ils tondront jamais les auteurs ;
- Manolosanctis a mis à disposition une appli Iphone, mais gratuite, preuve de leurs bonnes intentions.
Mais ce qui fait la joyeuse ambiance du monde de la création de BD numérique (blogs et petits éditeurs de type manolosanctis) c'est qu'il n'y a pas encore de gros sous, donc tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil. Or lorsque l'argent pointe le bout de son nez — on y viendra bien —, les bons sentiments s'effacent toujours devant le droit dans toute sa froideur.
Personnellement j'ai participé au dernier concours de Manolosanctis, mais je me refuse à publier chez eux régulièrement rien qu'à cause de cette histoire. Je ne transige pas sur mes droits, c'est autant une question morale que financière.
Vu le nombre de gens de qualité qui postent des BD sur ce site, je me dis parfois que je dois être un psychorigide ou un pessimiste
